Valentina

« Là, j'ai commencé à me sentir aimée »

« Bonjour ! Je m'appelle Valentina et je vis actuellement dans la Fraternité Sainte-Bernadette, à Lourdes, dans une
maison de la communauté du Cénacle. Quand je suis entrée en communauté, je pensais rester seulement le temps de me désintoxiquer de la drogue. Grâce à Dieu, j'ai compris que la drogue était le dernier problème que j'avais à résoudre avec
moi-même.

J'ai toujours été rebelle, depuis toute petite. Ado, je ne pouvais pas accepter que pour vivre avec les autres, avec
respect et dans la paix, il y avait besoin de règles. Dans ma famille, il n'y en avait jamais eu. J'ai été adoptée et je
n'acceptais pas que mes parents adoptifs me disent ce que je devais faire ou ne pas faire. A l'âge de 16 ans, j'ai perdu
mon père et, à ce moment-là, ma haine a grandi encore plus. Sa mort a réveillé en moi des blessures qui n'étaient pas
encore guéries, mais je n'arrivais pas à exprimer mon état d'âme : je ne pleurais jamais et quand j'étais avec des amis, je riais et je plaisantais toujours. Je me sentais pourtant mal aimée, sans racines, sans points de repères, c'est pourquoi je
me défoulais en me droguant et en me faisant du mal.

Je haïssais Jésus parce qu'Il ne m'avait pas donné une famille normale. Je l'insultais, mais parfois, sans savoir pourquoi, je me mettais à genoux et lui disais : « L'unique chose que je veux faire est aimer, et non pas détruire ». Il m'a écoutée, en attendant avec patience que je choisisse le bien.

Un jour, j'ai fait le pas d'entrer à la communauté du Cénacle. Là, j'ai commencé à me sentir aimée. J'ai découvert la
Vierge Marie et j'ai commencé à la prier dans les moments où je n'arrivais pas à respecter les autres. Elle me répondait
toujours à travers des gestes de tendresse et d'amitié des filles qui vivent à mes côtés. Je peux maintenant demander
pardon… et je suis pardonnée. Avant, je ne pensais pas que le pardon pouvait exister, je pensais devoir payer pour tout.
Maintenant, je peux faire voir qui je suis avec toutes mes pauvretés, mes faiblesses et mes peurs. Je suis libre d'en parlerparce que je me sens totalement aimée et respectée.

Les pèlerins de Lourdes me donnent l'opportunité de témoigner de Jésus ressuscité qui a sauvé ma vie. J'ai le privilège
d'aller faire un temps de prière à la Grotte… la nuit. Je participe à l'animation de l'adoration, chaque premier samedi du
mois, dans les Sanctuaires. Je veux remercier Jésus pour avoir mis à mes côtés des amies vraies qui m'ont permis de Le
connaître et qui continuent, à Lourdes, à me faire sentir le désir d'aimer ».